Morceaux choisis…
JLM – « La réponse la plus médiatique serait de dire que les hommes sont des femmes comme les autres [...] qu’un vrai homme est celui qui laisse affleurer sa sensibilité féminine. Je n’y crois plus, c’est un baratin publicitaire qui lasse. »
CF – « C’est étonnant, la rémanence de cette volonté de rendre homogène la vision de l’homme ou de la femme [...] Il y a des hommes qui classiquement défendent une posture ‘viriliste’, d’autres, au contraire, qui essaient d’être multitâches comme les femmes. »
JLM – « Je suis assez simple. Je ne vais pas appliquer mon fonctionnement au reste des hommes. En famille, je constate juste que mon petit garçon aime les courses automobiles, les motos et les revolvers, alors que sa soeur dorlote ses poupées. Moi, je m’occupe du ménage, alors que madame bêche le jardin. Notre télé n’est jamais allumée. Nos enfants ne connaissent pas la grande ville. Nous ne formulons aucun code particulier. Quel est ce mimétisme ? C’est mystérieux. Il y en a marre de la vision bébête des féministes avec leurs dominants/dominés. Je ne pense pas que cette grille de lecture soit valable de nos jours dans notre vieille Europe. »
CF – « Il y a un nouvel acte mixte du féminisme à mettre en place. Beaucoup de féministes de l’ancienne génération se plaignent, plus ou moins à juste titre, que la nouvelle génération n’a pas assumé la suite du combat féministe. Je crois simplement que la jeune génération cherche à construire un féminisme d’alliance plutôt que de conflit. »
CF – « C’est tenter de faire un avec soi, le soi n’étant pas le moi, au risque de faire rupture avec l’autre, mais en réalité pour mieux faire lien avec lui. L’enjeu n’est pas de faire rupture mais de créer une alliance digne. En résumé, impératifs de résistance et d’invention.«
